À la frontière du vase, de la pierre et du fragment archéologique, cette sculpture en verre teinté semble avoir été extraite d’un paysage minéral. Sa surface rugueuse, presque sédimentaire, contraste avec la profondeur violette de son cœur cristallin, comme si la matière s’était ouverte pour révéler une formation secrète.
La forme conserve la mémoire du vase, mais s’en détache : l’objet n’est plus contenant, il devient apparition. La cavité, envahie par les reliefs de verre, évoque une géode en formation, un noyau lumineux pris dans une enveloppe ancienne. Le verre, travaillé comme une matière à la fois fragile et tellurique, brouille les frontières entre artifice et nature.
La texture extérieure donne à l’ensemble une présence silencieuse, presque fossile. Elle inscrit la pièce dans un temps long, comme si l’œuvre portait les traces d’une excavation, d’une transformation lente, d’un accident devenu paysage intérieur.
Par son format de 15 cm, cette sculpture peut être présentée seule, comme une pièce de cabinet contemporain, ou dialoguer avec d’autres œuvres autour de la matière, de la ruine et de la métamorphose.
Une pièce unique, où le vase devient minéral, et où l’ouverture révèle une architecture de lumière.


















