Cette œuvre monumentale célèbre la faille comme un lieu de transfiguration.
Haute de 140 cm, cette jarre d’un bleu Klein souverain a été brisée puis restaurée au kintsugi. Les veines d’or qui la traversent ne cherchent pas à effacer l’événement : elles en consacrent la mémoire, prolongent l’accident et transforment la blessure en écriture.
En son centre, une géode de verre couleur améthyste traverse la forme comme une apparition précieuse, comme si la matière, en s’ouvrant, révélait enfin ce qu’elle portait de plus secret : un trésor intérieur, une profondeur demeurée invisible jusqu’à la rupture.
Toute l’œuvre se déploie dans cette tension féconde, entre la majesté de la forme et sa vulnérabilité, entre l’éclat du visible et la richesse de l’enfoui. Le kintsugi n’y célèbre pas seulement la réparation ; il affirme qu’une œuvre peut atteindre, par la faille, un degré supérieur de présence, d’intensité et de singularité.
Ici, l’ouverture n’est plus une perte, mais un accès.
La cassure devient lumière.
Et la blessure, transfigurée, devient lieu de révélation.
Disponible chez Les Galeries Bartoux










